Le photos de la semaine - Femmes libres : Chrysalides : Sculptures sous tension - Quand le collant façonne le nu artistique et transforme le corps en pure matière poétique.
- Yohann Elhadad

- il y a 11 heures
- 2 min de lecture

Mise à jour du 9 mai 2026

Nous voici dans la deuxième semaine de notre cycle, celle où l'on quitte les rivages sages pour aller vers plus d'audace. C'est l'heure de la série Femmes Libres. C'est un espace de création que j'aime particulièrement car il me permet de travailler le corps de manière sculpturale et symbolique. Ici, le nu devient graphique, porteur de sens et de force. C'est une autre facette de mon travail, plus directe, que je suis ravi de partager avec vous aujourd'hui..
Chrysalides : Sculptures sous tensionQuand le collant façonne le nu artistiqueet transforme le corps en pure matière poétique. |
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Femmes libres : Chrysalides : Sculptures sous tension - Quand le collant façonne le nu artistique et transforme le corps en pure matière poétique.
Cette série est née d’une intuition purement technique qui s’est rapidement muée en une quête symbolique profonde. Je cherchais un moyen de modeler la lumière autrement, de briser la netteté immédiate de la peau pour aller chercher la masse, le volume, la tension structurelle des formes. C’est en enveloppant entièrement mes modèles dans un immense collant opaque, puis étiré aux limites de sa résistance, que le déclic a eu lieu, un nu enveloppé dans un grand collant.
Sous l’effet de l'extension, ce tissu est devenu un véritable outil de sculpture. Il n’occulte pas, il redéfinit. Il agit comme un diffuseur organique : la lumière glisse sur la maille tendue, adoucit les courbes et estompe les détails anatomiques trop littéraux pour ne laisser place qu’à la puissance des lignes. On touche ici à l'onirisme le plus brut.
Sur le plateau, l’exercice demandait une confiance absolue et une écoute mutuelle. Loin d’être entravées, les modèles se sont saisies de cette contrainte textile pour habiter l’espace avec une force rare. Le tissu devient un cocon protecteur, une chrysalide magnifique. On assiste, à travers l’objectif, à la naissance imminente d’un être en pleine métamorphose. Le rappel historique au « drapé mouillé » de la sculpture antique est frappant, mais il est ici revisité par une approche résolument moderne et graphique du nu artistique.
Ce travail texturé éloigne définitivement le regard de toute tentative d’objectification. Le corps n’est pas exposé, il est contenu, magnifié par l'effort de la matière qui lutte contre l'ombre. Dans mon journal de bord, je garde le souvenir de ces instants de silence intense en studio, où le simple froissement du nylon sous les projecteurs dictait le rythme de la prise de vue. Cette exploration de l'art du nu s’affirme comme une tentative de fusionner l’intimité humaine et l’abstraction géométrique.
Pour voir les expositions de la semaine ou tout mon travail, voici les options :
Cette exploration graphique est terminée pour cette semaine, mais le mois est loin d'être fini. Dans sept jours, nous glisserons vers quelque chose de plus feutré et de plus tactile. Préparez-vous pour la série Intimités Incarnées, où nous laisserons la mise en scène de côté pour nous rapprocher de la peau et des sens. À la semaine prochaine !










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