Les photos de la semaine - Nouveautés du studio : Poussières de Farine - De la Quiétude à l'Explosion retro années 50
- Yohann Elhadad

- il y a 2 jours
- 2 min de lecture

Mise à jour du 20 décembre 2025

Nous y sommes déjà : c'est la dernière semaine de notre cycle mensuel. Pour conclure cette aventure visuelle, place aux Nouveautés du Studio. C'est souvent ici que je regroupe mes travaux les plus récents, mes recherches de lumière ou mes coups de cœur techniques. Qu'il s'agisse de portraits complexes ou de mises en scène cinématographiques, cette catégorie est le laboratoire de mes dernières inspirations. C'est ma façon de terminer le mois avec vous par une note forte et créative.
Poussières de Farine : De la Quiétude à l'ExplosionLa farine comme matière sculpturale, entre tableau historique et rébellion rétro |
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Nouveautés du studio : Poussières de Farine - De la Quiétude à l'Explosion retro années 50
Pour un photographe obsédé par la matière, la farine est un outil, voire un cadeau absolu. Elle me rappelle viscéralement la poussière de marbre qui recouvrait mon atelier et mes mains de sculpteur d'antan. Elle a cette capacité unique de matérialiser l'air, de donner corps au vide, de rendre visible l'invisible mouvement. Ce mois-ci, nous clôturons avec un diptyque technique audacieux utilisant cette poudre blanche, mais dans deux narrations radicalement opposées pour explorer tout son potentiel.
Dans un premier temps, nous avons cherché le calme, le silence. Nous avons recréé une scène de genre, presque un tableau de Vermeer ou de Georges de La Tour : une boulangère d'antan, concentrée, baignée d'une lumière latérale douce et chaude. Ici, la farine est atmosphérique. Elle flotte doucement en suspension, évoquant le labeur, l'artisanat et le temps suspendu. C'est du picturalisme pur, où chaque grain capte une étincelle de lumière. Puis, changement total de décor et d'énergie : direction les années 50, avec ses codes couleurs pastel et son "American Way of Life" pour cette série d'explosion de farine retro.
Nous mettons en scène une ménagère au bord de la crise de nerfs qui décide de tout faire exploser. Techniquement, c'est le grand écart. Pour la première partie, j'ai cherché la texture et la douceur à vitesse lente. Pour la seconde, j'ai dû utiliser des flashs à haute vitesse (High Speed Sync) pour "geler" l'explosion. La farine devient alors shrapnel, nuage, chaos organisé. Elle symbolise la libération, la sortie violente du carcan domestique. C'est jouissif de saisir cet instant qui dure un millième de seconde, où la poudre dessine des formes aléatoires qu'aucun sculpteur ne pourrait modeler à la main. C'est l'imprévu devenu art, et le studio s'en souviendra longtemps (le ménage a duré des heures !).
Vous pouvez découvrir l'intégralité de cet hommage juste en dessous.
Pour voir les expositions de la semaine ou tout mon travail, voici les options :
Ainsi s'achève notre mois en images. J'espère que vous avez pris autant de plaisir à découvrir ces quatre séries que j'en ai eu à les créer. Si vous avez manqué un épisode ou si vous souhaitez plonger sans limite dans l'intégralité de ces galeries (et des précédentes), le Pass reste le meilleur moyen de soutenir mon travail et de ne rien rater. Merci de votre fidélité, et on se retrouve le mois prochain pour de nouvelles histoires !










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