

Barbarella. Ce nom résonne comme un écho de mon enfance, une esthétique futuriste et kitsch qui a marqué toute une génération. Mais reprendre ce thème aujourd'hui, dans une démarche d'art du nu, exigeait une rigueur absolue pour ne pas tomber dans la simple reproduction ou le déguisement facile. J'ai voulu déconstruire le mythe pour en garder l'essence : la liberté totale et une esthétique "plastique" fascinante.
Ici, je travaille le contraste des matériaux. Le défi était de confronter la chaleur organique de la peau à la froideur des accessoires "S.F." : le plexiglas, le métal, les tenues synthétiques. En tant que photographe, je cherche à modeler ces contrastes. La lumière se doit d'être dure, directionnelle, presque clinique par moments, pour rappeler les éclairages des plateaux de cinéma des années 60, tout en sublimant les courbes du modèle.
C'est une approche résolument graphique. La nudité ici n'est pas une fin en soi, elle est le symbole d'une héroïne qui n'a pas peur, qui traverse les mondes (et le studio) avec une assurance désarmante. Nous avons travaillé sur des poses dynamiques, défiant la gravité, pour sortir du statisme habituel du studio. C'est une célébration de la forme, de la ligne claire, un hommage à la bande dessinée où le corps devient un élément de design puissant au service d'une narration pop.
Une autre manière de découvrir les photos, jouez avec comme si elles étaient posées sur une table
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